Partenaires de développment
Les partenaires de développement sont des partenaires multilatéraux, c'est-à-dire des organismes internationaux liés aux Nations Unies, et des organismes bilatéraux, à savoir des organismes publics des pays industrialisés.
Le Fonds mondial fait appel aux compétences techniques d'organisations internationales – au niveau du Conseil d'administration et du Secrétariat, pour le bénéfice des instances de coordination nationale et des récipiendaires principaux potentiels. Parmi ces organisations figurent l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), des partenariats entre le public et le privé (Faire reculer le paludisme, Halte à la tuberculose, UNITAID) et la Banque mondiale qui est l'administrateur du Fonds mondial.
Les partenaires bilatéraux sont des donateurs, des membres du Conseil d'administration, des membres des instances de coordination nationale, des prestataires d'assistance technique et des partenaires chargés de la mise en œuvre. Leur solide engagement en faveur du Fonds mondial est essentiel à tous les niveaux pour clarifier certains aspects politiques, harmoniser les procédures du Fonds avec les pratiques établies en matière de développement et identifier les rôles spécifiques que les partenaires bilatéraux pourraient jouer au niveau du pays à l'appui des processus du Fonds. Le Fonds mondial conclut des accords de partenariat avec les partenaires bilatéraux lorsque les parties en présence le jugent nécessaire.
En tant qu'organisme de financement, le Fonds mondial ne fournit pas d'assistance technique aux bénéficiaires de ses subventions mais attend de ses partenaires de développement qu'ils s'investissent à chaque étape de la rédaction des propositions, de la mise en œuvre des subventions et du suivi et de l'évaluation des programmes du Fonds.
Parallèlement à l'augmentation des financements du Fonds mondial dans les pays, les procédures de l'institution ont gagné en complexité. Ces investissements peuvent alourdir la charge de travail des entités chargées de la mise en œuvre et des partenaires au niveau du pays, lorsqu'ils ne sont pas alignés sur les structures du pays ni harmonisés avec le soutien qu'apportent les autres partenaires. Dans le cadre d'un effort collectif sur l'efficacité de l'aide préconisé par la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide et le Programme d'action d'Accra, le Fonds mondial participe au suivi de cette déclaration coordonné par l'OCDE : il œuvre avec ses partenaires à l'amélioration de la qualité et de la cohérence des données au travers d'un suivi, et identifie les succès et les difficultés de mise en œuvre des cadres de gestion en fonction des résultats dans les pays, en mettant l'accent sur les progrès vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.
Le Partenariat international pour la santé et les initiatives associées (IHP+) font un travail considérable au niveau international, dans l'esprit de la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide et du Programme d'action d'Accra. À l'instar d'autres organismes et partenaires bilatéraux, le Fonds mondial a signé le Pacte mondial IHP et applique les principes d'harmonisation, d'alignement et de coordination.
Principaux intervenants
Lors de l'élaboration des propositions, les institutions techniques, en particulier celles des Nations Unies et les partenariats hébergés par l'OMS comme Faire reculer le paludisme et Halte à la tuberculose, jouent un rôle crucial dans le partenariat dans le pays afin d'identifier les priorités de la riposte à la maladie. Pour officialiser ces partenariats, le Fonds mondial a signé des mémoranda d'accord avec l'ONUSIDA, le PNUD et la Banque mondiale.
Pour ses achats, le Fonds mondial travaille avec des mécanismes d'approvisionnement mondiaux comme le Service pharmaceutique mondial, l'UNICEF et des sociétés du secteur privé.
Le PNUD tient lieu de récipiendaire principal en dernier recours, un arrangement qui prend tout son sens dans quelques rares pays où, pour diverses raisons, il n'est pas possible d'identifier de récipiendaire principal. En outre, le PNUD siège dans plusieurs instances de coordination nationale.
Le Fonds mondial consulte régulièrement l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), sur des questions touchant au processus de subvention, à l'évaluation et aux études d'impact. Au moment de son lancement, il a bénéficié de la précieuse expérience acquise par cet organisme créé en 2000 sur la base de principes similaires à ceux du Fonds. Le Fonds mondial, l'Alliance GAVI et la Banque mondiale (avec l'appui technique de l'OMS) œuvrent à l'harmonisation de leurs stratégies de renforcement des systèmes de santé et de leurs cadres de résultats via une plateforme pilote de financement commun.
La fourniture d'une assistance technique spécifique aux maladies est assurée par les centres d'assistance technique de l'ONUSIDA, les partenariats Faire reculer le paludisme et Halte à la tuberculose et le Comité feu vert. Le Bureau américain du coordonnateur de la lutte contre le sida (OGAC) dispose d'un budget de plusieurs millions de dollars pour les activités d'assistance technique à l'appui de la mise en œuvre des subventions du Fonds mondial.
L'Agence allemande pour la coopération internationale GIZ finance le projet BACKUP lancé en septembre 2002. Celui-ci aide les pays partenaires de l'Allemagne à exploiter pleinement le potentiel et les possibilités des mécanismes de financement international. L'agence fournit des ressources financières et techniques afin de renforcer les instances de coordination nationale, assure le renforcement des capacités et facilite le suivi et l'évaluation.
De nombreux pays bénéficient également de l'appui de l'Agence norvégienne de coopération pour le développement (NORAD), de l'Agence suédoise de développement international (SIDA), du ministère britannique pour le développement international (DfID) et de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), entre autres. La NORAD a également soutenu financièrement l'OMS pour qu'elle renforce sa capacité à conseiller les pays sur les demandes de subventions et l'appui des programmes.
En Amérique latine, la Banque interaméricaine de développement (BID) soutient la conception et la mise en œuvre de projets nationaux cherchant à compléter le financement des programmes liés à la santé.
L'Organisation internationale du Travail (OIT) collabore avec le Fonds mondial au renforcement des partenariats entre le public et le privé dans les pays bénéficiaires et se concentre sur les programmes associant les employés et les communautés en quête de financements. Elle a mis en place une initiative conjointe pour inviter le secteur privé à s'engager dans les instances de coordination nationale et encourager des propositions de co-financement émanant du secteur privé.
Le groupement d'intérêt public Esther, organisation humanitaire française qui œuvre au renforcement des capacités dans les pays en développement pour traiter les personnes séropositives, travaille aussi en partenariat avec le Fonds mondial.
À la fois porte-parole et décideurs, les parlementaires jouent un rôle important. Leur plaidoyer peut influencer - et influence effectivement - les décisions de financement des gouvernements donateurs.